Hypoxie et obésité

Les Italiens testent le Bol d'air Jacquier

De nombreux spécialistes se penchent désormais sur les pathologies liées au manque d'oxygénation de la cellule qui sont à l'origine de nombreux problèmes de santé En Italie, un groupe de scientifiques a testé récemment, et avec succès, le Bol d'air Jacquier pour traiter
les problèmes d'obésité.
par Benoite Taftin
Les sujets souffrant de surpoids ont le diaphragme comprimé ce qui pro­voque une dégradation de leurs fonc­tions respiratoires. Ce phénomène est bien sûr à l'origine de problèmes d'hypoxie (voir encadré). C'est cette simple consta­tation qui a amené le professeur Paolo De Cristofaro, nutritionniste et endocrino­logue, spécialiste de l'obésité et de l'ano­rexie au centre hospitalier de Giulianova, en Italie, a lancé plusieurs études sur le lien entre hypoxie et obésité.
utiliser différents « substrats)} : glucoses, acides aminés, lipides. Pour brûler une mole de glucose et le transformer en éner­gie, la cellule a besoin de 6 moles d'oxy­gène. Pour brûler un corps gras, il lui en faut 29, soit environ 5 fois plus. L'organisme, en manque d'oxygène, va choisir pour créer de l'énergie, les solu­tions les moins coûteuses. Il va brûler en priorité les sucres, puis les protéines - d'où la fonte musculaire des personnes au régime - et ce n'est qu'en tout dernier lieu qu'il brûlera la graisse superflue.
C'est un cercle vicieux, le surpoids entraîne un manque d'oxygène et le manque d'oxy­gène empêche de brûler les graisses ...
Un cercle vicieux
Avec son équipe, le pr De Cristofaro a tout d'abord mis en évidence la réduction signi­ficative de la disponibilité cellulaire de l'oxygène lorsqu'un individu donné pas­sait du surpoids à j'obésité.
Or, pour obtenir de l'énergie, la cellule va
Le Bol d'air Jacquier pour réoxygéner les cellules Considérant donc le rapport évident entre
De l'air...

Nos cellules étouffent... c'est l'hypoxie !

Nos cellules respirent mal, pire, elles étouffent. Nous le savons, une multitude de pol­lutions atmosphériques physiques (les poussières) et chimiques (atmosphériques, alimentaires ou médicamenteuses) menacent notre chaîne respiratoire.
Nous sommes ainsi tous, plus ou moins, en état d'hypoxie. Or, lorsque le métabo­lisme de l'oxygène est perturbé,les radicaux libres centrés sur l'oxygène (su peroxydes et hydroxyles) sont produits de manière accrue: c'est le stress oxydatif. Non seule­ment la cellule ne produit plus l'énergie nécessaire pour synthétiser les nutriments etfabriquer les éléments essentiels
à son bon fonctionnement, mais de plus, les radi­caux tibres détruisent ou transforment les constituants cellulaires, ADN compris. Les conséquences de l'hypoxie sont aussi nombreuses qu'inquiétantes:

- syndrome métabolique
à l'origine de problèmes d'obésité (voir ci-contre), d'insu­tinorésistance, d'hypertension, de taux de triglycérides ou de mauvais cholestérol trop élevés;
- fatigues cardiaques;
- maladies inflammatoires;
- baisse de l'attention et de la mémoire;
- hyperactivité, fatigue et somnolence diurne chez les enfants;
- cancers: le professeur Otto Heinrich Warburg, Prix Nobel de médecine, a démon­tré au début du siècle que le cancer ne peut pas se développer dans un mitieu riche en oxygène.

obésité et sous-oxygénation chronique, le professeur et son équipe ont testé sur leurs patients l'un des appareils les plus connus des cercles de la médecine naturelle en matière d'oxygénation: le Bol d'air Jac­quier. Pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore nous conseillons la lecture du n° 28 de
Vérités Santé Pratiques. Briève­ment, il s'agit d'un appareil développé dans les années cinquante par René Jac­quier, ingénieur chimiste, et dans lequel sont transformées les molécules issues d'ex­traits naturels de pin. Une inhalation de quelques minutes entraîne un processus de réoxygénation cellulaire durant plu­sieurs heures. Plus on multiplie les séances, plus on stimule l'oxygénation cellulaire.
Des résultats mesurables et publiés
Les travaux du Pr De Cristofaro ont donné lieu à une communication internationale il la FASEB (Federation of American Socie­ties for Experimental Biology, il San Diego, USA). Ils font apparaître que:
• Sur les deux groupes étudiés, un groupe témoin et un autre respirant le Bol d'air -tous suivant par ailleurs un régime équi­libré et légèrement hypocalorique - le
« groupe Bol d'air» a perdu de la masse graisseuse et gagné de la masse maigre, c'est-à-dire du muscle. Pour le groupe témoin, sans Bol d'air, la perte de poids a été sensiblement la même, mais il y a eu perte de masse maigre.
• Le quotient respiratoire du groupe ayant utilisé le Bol d'air s'est amélioré alors que celui du groupe témoin s'est aggravé. Cela signifie que la tendance à grossir du pre­mier groupe est devenue moindre, ce qui est de meilleur augure pour la stabilisa­tion de l'amaigrissement.
• Testé sur des anorexiques, le Bol d'air ne fait pas mincir davantage, ce qui confirme implicitement son rôle équilibrant.
Comment faire en pratique?
Les appareils Bol d'air sont fabriqués exclusivement par le laboratoire Holiste. Les séances peuvent se pratiquer quoti­diennement à domicile ou plusieurs fois par semaine dans des centres de cure, nombreux en France (voir la liste sur www.holiste.com et nos adresses p. 8). •

mardi 17 juillet 2007· n° 69 pratiques de santé