L’aromathérapie

 

Les médications traditionnelles et l’utilisation des plantes en médecine empirique ont souvent été à l’origine de recherches scientifiques de haut niveau. Dans la plupart des cas, ces recherches aboutissent à la découverte de substances originales présentant un intérêt thérapeutique considérable. La pharmacie industrielle jouit largement de ces molécules isolées, purifiées puis utilisées par la médecine conventionnelle; mais les plantes (source de ces molécules) étaient et sont utilisées avec succès en phytothérapie et en aromathérapie sous diverses formes. Ces médications ont de plus en plus la considération du public et des médecins. Les plantes soignent ou contribuent à guérir, parfois très rapidement, non seulement la fatigue, l’insomnie, les maux de tête, la grippe, la toux, les rhumatismes, les refroidissements, mais aussi de très nombreuses maladies.

De nos jours, le mariage entre la chimie, la biochimie, la biologie, la médecine, la pharmacie et la botanique est une union que personne ne peut contester. Les plantes identifiées et classifiées par les botanistes sont devenues la matière première de prédilection pour de nouvelles prospections pharmaceutiques. Mais les rendements faibles ou laborieux de certaines molécules biologiquement actives ont ouvert, devant les chimistes, des vertus de synthèse et d’hémisynthèse pour approvisionner la production. Le biologiste et le biochimiste étudient la toxicité, le mode d’action et le devenir des principes actifs des plantes.

Dans le domaine de la recherche de molécules anticancéreuses, un programme de recherche de nouveaux produits antitumoraux est entrepris aux Etats-Unis, pendant les années soixante, par le National Cancer Institute (NCI). Il s’agissait alors de détecter l’activité antitumorale in vitro et in vivo d’extraits bruts provenant de plantes de diverses origines. Après 30 ans de recherches, ils ont testé quelques 35.000 espèces, soit 105.000 extraits de plantes, et concluent à l’activité de 2.600 espèces (1.300 genres) dont 7 à 8% de ces espèces répertoriées méritent des études plus approfondies. Une bonne méthode d’appréciation consiste à préparer des extraits alcooliques et chloroformiques, et à leur appliquer deux tests classiques d’activité: celui de la leucémie murines P388 et celui du carcinome humain du nasopharynx (KB). La plante reconnue active, est soumise à l’extraction, l’isolement, la purification et l’identification de la (des) substance(s) responsable(s) de l’activité obtenue. Dans l’éventualité d’un résultat encourageant, il faut que les principes actifs reçoivent l’ultime confirmation, tant pour la toxicologie que pour les essais cliniques. Reste ensuite à assurer l’approvisionnement en plante et l’extraction à grande échelle.

Selon ces démarches, plusieurs substances prometteuses ont été identifiées et testées, on cite: indicine-n-oxide, phyllanthoside, homoharringtonine, vincristine et vinblastine, podophyllotaxine, paclitaxel (taxol)… etc. Ces substances ont été isolées respectivement de: Heliotropium indicum L., Phyllanthus acuminatus Vahl., Cephalataxus harringtonia K. Koch, Catharanthus roseus, Podophylum peltatum, Taxus brevifolia Nutt. Le chef de file de ces constituants antitumoraux est le paclitaxel (taxol). Plus tard, il fut également isolé d’autres espèces d’if et notamment de l’espèce la plus communément rencontrée en Europe, Taxus baccata L. Cette molécule, le paclitaxel, autorisée en 1992 par la FDA pour le traitement du cancer ovarien a fait preuve d’action sur différents types de cancers.

Ces molécules, de grand intérêt pour la médecine, n’auraient jamais pu être découvertes sans la médecine traditionnelle et l’ethnopharmacologie. Des traditions orales ancestrales enrichies par des connaissances de terrain et du vécu thérapeutique des végétaux restent un savoir à sauver pour le bien de la santé humaine et animale.

La phytothérapie reste la médecine la plus employée de par le monde. Nous savons depuis toujours que certaines plantes possèdent des activités antiseptiques, bactéricides, antifongiques, antivirales, antimitotiques, hormonales, antirhumatismales, circulatoires, antidiabétiques, immuno-stimulantes, hyper ou hypotensives, tonifiantes, antispasmodiques, stomachiques ou hépatiques. Toutes les civilisations antiques ont développé à côté de l’agriculture, la médecine par les plantes et la plupart des grands médecins du passé ont été des phytothérapeutes.

L’aromathérapie fait partie de ce patrimoine végétal qu’il faut préserver et protéger. Les huiles essentielles chémotypées (H.E.C.T.) ont un très large spectre d’action sur diverses thérapies. Rien que sur le plan pathologique,  personne ne peut nier actuellement, l’efficacité anti-infectieuse des huiles essentielles. Les problèmes de l’abus des antibiotiques présentent l’usage des huiles essentielles comme l’unique alternative de substitution dans la plupart des cas d’infection. Les H.E.C.T., avec leur composition, leur nature et avec une posologie dosée et étudiée cliniquement, n’induisent ni résistance des germes, ni atteinte du système immunitaire, ni sélectivité des flores saprophytes et pathogènes.


 

Les H.E.C.T. de plantes aromatiques sont des produits à très forte concentration en principes actifs bien diversifiés; elles n’ont pas tout à fait les mêmes indications que les plantes entières dont elles sont issues. Elles doivent être appliquées avec précaution, sans jamais dépasser la dose prescrite. Leur action sur les surrénales et le système endocrinien, leur capacité à modifier rapidement le taux d’acidité et la résistance électrique du sang et leur effet calmant, en font des remèdes de tout premier choix. Une H.E.C.T. contient, en moyenne, 75 molécules actives différentes, tandis que dans le médicament de synthèse on ne peut évaluer les interactions que de trois molécules au mieux. On parle de l’action globale d’une H.E.C.T. sur l’ensemble du corps et de sa physiologie.

Le temps est venu de prendre conscience que la médecine allopathique n’est plus seule à pouvoir garantir une bonne santé. Toute science, et surtout la médecine et la pharmacie, doit principalement nous éduquer à nous responsabiliser pour entretenir notre corps et le maintenir en bonne santé. L’individu peut et doit s’adapter à son environnement et choisir les moyens les plus adéquats pour le faire. Aucune médication n’est à l’abri des critiques et des interrogations y compris la médecine conventionnelle. Les médecines traditionnelles aux substances naturelles ont toujours montré à travers l’histoire leur efficacité. Jusqu’au dix-huitième siècle, l’homme a assidûment employé la phytothérapie pour se soigner lui-même ainsi que les animaux qui l’entourent. Si le dix-neuvième siècle a connu le développement de l’industrie pharmaceutique des plantes et la création des médicaments mono et bi-moléculaires, la fin du vingtième siècle est marquée par un retour considérable des médecines alternatives.

L’aromathérapie, multicentenaire, est aujourd’hui en train de gagner du terrain dans le monde médical, cosmétique, agro-alimentaire et vétérinaire. Des chercheurs scientifiques confirmés du monde entier sont déterminés à rendre le mérite à cette discipline en assurant de grands efforts dans divers domaines de recherches fondamentales et appliquées.

 

 

Histoire et origine des huiles essentielles

 

Reconnues pour leurs puissantes propriétés thérapeutiques et utilisées depuis des millénaires en Chine (cannelle, anis, gingembre), en Inde, au Moyen Orient (khella, pin, fenouil…), en Egypte, en Grèce, en Amérique (Aztèques, Mayas, Incas: bois de Hô, sassafras) et en Afrique (encens, myrrhe, ravintsara), les huiles essentielles tombent dans l’oubli au Moyen Age. A ce moment, l’Europe connaît un retour à la barbarie avec un déclin général du savoir. Il faudra attendre l’arrivée des Arabes pour assister à un nouvel essor de la médecine par les plantes qui retrouvent alors une place de choix dans l’arsenal thérapeutique de l’époque.

L’extraction des huiles essentielles par distillation à la vapeur d’eau naît à l’époque de la révolution industrielle et permet le développement de produits alimentaires et de parfums. Au début du XXème siècle, des chercheurs (Chamberland, Cadéac, Martindale) démontrent, par leurs expérimen-tations, le pouvoir antiseptique des huiles essentielles. Mais les véritables “pères“ de l’aromathérapie sont Gattefossé puis Valnet et ses disciples. R.M.Gattefossé, pionnier de la parfumerie moderne se brûlant les mains lors d’une explosion dans son laboratoire, a le réflexe génial de plonger ses mains dans un récipient rempli d’huile essentielle de lavande. Soulagé instantanément, sa plaie se guérit avec une rapidité déconcertante. Etonné par ce résultat, il décide d’étudier les huiles essentielles et leurs propriétés.

L’aromathérapie moderne était née. Toutefois, malgré son incontes--table efficacité, l’aroma-thérapie ne reçoit pas des médecins, l’accueil qu’elle était en droit d’attendre. La concurrence des laboratoires de produits chimiques de synthèse, financièrement beaucoup plus puissants, et une mauvaise utilisation des H.E. suite à une méconnais-sance des différentes variétés pour une même espèce sont les raisons du demi-succès de l’aromathérapie à cette époque.

Aujourd’hui, des médecins (Valnet, Duraffourd, Lapraz, d’Hervincourt, Belaiche) et des chercheurs de haut niveau (P.Franchomme), des pharmaciens (D.Baudoux) ont définitivement assis la réputation, l’efficacité et l’extraordinaire richesse des huiles essentielles.

 

 


Renouveau de l’aromathérapie

 

La phytoaromathérapie est la plus vieille thérapeutique du monde. Elle a toujours existé puisque les plantes n’ont jamais cessé d’être utilisées comme plantes condimentaires, médicinales et rituelles (thym, estragon, basilic, menthe).

Par opposition aux drogues obtenues par synthèse chimique ou par extraction des principes actifs, la phytoaromathérapie est la médecine naturelle par excellence. La structure d’une huile essentielle est complexe et ne possède jamais une seule propriété thérapeutique mais bien plusieurs. Il existe dès lors, des possibilités de synergie et de potentialisation qui permettent une individualisation de la thérapeutique.

Mais la caractéristique principale réside dans le fait qu’elle est une médecine de terrain visant à rétablir l’équilibre d’un organisme dans sa globalité. Illustrons cette caractéristique par l’image suivante: les marécages en zone tropicale sont infestés de moustiques responsables de maladies.

Une médecine classique préconiserait une destruction massive du moustique (maladie) par un insecticide (antibiotique).

Une médecine de terrain visera à rendre la vie du moustique impossible par des drainages, des pompages et des plantations. L’aromathérapie permet justement une médecine de terrain, certes, moins rapide que la première solution envisagée mais, oh combien plus durable et efficace.

 

Il ne s’agit pas d’opposer le “tout chimique“ contre le “tout naturel“. Les substances chimiques de synthèse ont permis des résultats exceptionnels que tout le monde reconnaît. Ces succès brillants furent à l’origine de l’oubli des plantes médicinales pendant de nombreuses années.

Mais l’action brutale et brève des drogues chimiques, les effets recherchés souvent dépassés et les effets secondaires fréquents expliquent la dés-af-fection du public pour les médications allopathiques classiques. Aussi, après le “raz-de-marée“ chimio-thérapeutique et dans un contexte général d’écologie, les patients aspirent à des médications certes efficaces mais plus simples et plus naturelles. Cette tendance très actuelle est la raison principale du renouveau d’une phytoaromathérapie scientifique crédible.

L’utilisation à bon escient des huiles essentielles (le terme “essence“ utilisé autrefois est aujourd’hui définitivement abandonné) peut faire merveille, et dans des cas où d’autres thérapeutiques ont échoué. A l’inverse, leur ingestion anarchique peut exposer à des incidents lourds de conséquences. Dans le doute, adressez-vous selon le cas à votre pharmacien, médecin ou aromatologue averti. Il saura vous conseiller utilement.

Les huiles essentielles de composition chimique très souvent complexe constituent des médications réactives, puissantes et d’une richesse thérapeutique insoupçonnée qui laisse augurer un avenir prometteur. Elles offrent un maximum de possibilités et d’efficacité pour un minimum de toxicité aux doses prescrites. Les doses préconisées se déclinent en gouttes car les huiles essentielles sont douées d’une puissance réactive impressionnante. Respectez donc scrupuleusement les doses prescrites. Un excès n’apporterait rien de plus sur le plan thérapeutique mais pourrait, au contraire, causer des effets indésirables.

Quelques chiffres évocateurs:

Pour obtenir 1 kg d’huile essentielle…
- de rose de Damas, il faut distiller 4.000 kg de pétales (1 ha de rosiers)
- de lavande vraie, il faut distiller 150 kg de sommités fleuries
- de lavandin, il faut distiller 50 kg de sommités fleuries
- de clou de girofle, il faut distiller 7 kg de ce bouton floral.

Le coût et la rareté de certaines d’entre elles, tout comme l’utilisation des procédés d’obtention délicats et longs, ont incité certains producteurs et intermédiaires peu scrupuleux à recourir à des huiles essentielles falsifiées et parfois même totalement synthétisées. C’est la raison pour laquelle une huile essentielle de qualité thérapeutique doit subir des contrôles réguliers et approfondis: chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse pour chacun des lots. Seuls les laboratoires dignes d’intérêt utilisent cet appareillage sophistiqué pour s’assurer systématiquement de la qualité de leurs matières premières.

 

 


Critères de qualité des huiles essentielles chémotypées

 

Les substances chimiques de synthèse sont des substances mortes dont les déchets non éliminés et stockés dans certains organes perturbent et dévitalisent l’homme. A l’inverse, les huiles essentielles sont des produits naturels qui développent une revitalisation intense de l’organisme.

Pourtant, l’obtention d’une huile essentielle de qualité thérapeutique se révèle être un processus particulièrement délicat car cette H.E.C.T. doit impérativement répondre à de nombreux critères de qualité:

1. La certification botanique:
L’appellation de la plante doit préciser le genre, l’espèce, la sous-espèce, le cultivar afin d’empêcher toute erreur issue des noms vernaculaires. Ex.
: Aniba rosaeodora var amazonica - Helichrysum italicum ssp italicum

2. L’origine géographique:
Le nom du pays ou d’une région apporte des précisions intéressantes
sur le biotope (l’environnement) de la plante aromatique et caractérisera
sa composition biochimique particulière.

3. Le mode de culture:
Cette précision vous dira si la plante est sauvage ou cultivée et issue
d’une culture biologique (label bio) ou non.

4. Le stade de développement botanique:
Les caractéristiques des chémotypes dépendent parfois du stade de
développement
: cueillette avant, pendant ou après floraison…

5. L’organe distillé (ou expressé pour les zestes de Citrus uniquement):
La composition biochimique des Huiles Essentielles Chémotypées varie en fonction
de la partie ou organe de la plante distillée.

6. Le mode d’extraction:
La composition des H.E.C.T. peut varier selon le mode d’extraction utilisé
:
distillation, hydro-distillation, percolation, expression.

7. Le chémotype ou chimiotype:
L’analyse par chromatographie en phase gazeuse couplée au spectro-mètre de masse indique les molécules fondamentales pour une bonne utilisation des H.E.C.T.
(voir notion de chémotype page 8)

 


Procédé d’extraction des huiles essentielles

La majorité des huiles essentielles sont obtenues par distillation par entraînement à la vapeur d’eau sous basse pression. La distillation est un procédé délicat exigeant de l’expérience et une surveillance constante. Pour obtenir une huile essentielle de qualité, l’artisan-distillateur respecte un cahier de charge rigoureux et utilise tout son savoir-faire pour recueillir la quintessence de la plante sans l’altérer. Le procédé consiste à faire traverser par de la vapeur d’eau une cuve remplie de plantes aromatiques.

A la sortie de la cuve de distillation et sous pression contrôlée, la vapeur d’eau enrichie d’huile essentielle traverse un serpentin où elle se condense. A la sortie, un essencier (appelé autrefois vase florentin) recueille l’eau et l’huile essentielle. La différence de densité entre les deux liquides permet une séparation aisée de l’huile essentielle recueillie par débordement.

 

Un autre procédé réservé aux zestes des Citrus (mandarine, orange, citron…) consiste à gratter le zeste frais pour récupérer l’essence sur une éponge naturelle que l’on presse ensuite pour en recueillir l’huile essentielle.

Les autres procédés d’extraction (par enfleurage, par solvant) ne seront pas détaillés ici car ils ne peuvent être utilisés pour une médication par les huiles essentielles digne de ce nom.

 

 

Notion de chémotype: H.E.C.T.

Huiles Essentielles ChémoTypées

 

Les techniques d’analyse chimique très performantes actuellement mises à la disposition des chercheurs (chromatographies ‘ccm, ccc, cg’, spectroscopie de masse ‘sm’, résonance magnétique ‘rmn’) nous ont permis d’avoir une connaissance plus approfondie des structures moléculaires présentes dans les huiles essentielles. Une huile essentielle contient des corps chimiques très complexes. Il s’agit de plusieurs assemblages moléculaires très divers, ayant chacun des propriétés différentes. La nécessité d’une connaissance approfondie de ces constituants chimiques est fondamentale pour un thérapeute. Dans une même espèce botanique, cette variation chimique nous permet de définir précisément la nature des sous-espèces, des variétés, des cultivars et des taxons des plantes aromatiques. Cette variation chimique génère la notion de: Chémotype ou Race chimique. Une notion capitale en aromathérapie.

C’est une forme de classification chimique, biologique et botanique désignant la molécule majoritairement présente dans une huile essentielle. Cette classification dépend des facteurs liés directement aux conditions de vie spécifiques de la plante à savoir le pays, le climat, le sol, l’exposition des végétaux, les facteurs phytosociologiques et la période de récolte qui peuvent influencer la composition de l’huile essentielle. On parle d’une Huile Essentielle ChémoTypée “H.E.C.T.“.

 


Voici quelques exemples:

Le thym; Thymus vulgaris:

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H.E.C.T. du Thymus vulgaris à thymol; cette Huile Essentielle contient majoritairement du thymol ayant des propriétés anti-infectieuses majeures

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H.E.C.T. du Thymus vulgaris à thujanol; cette Huile Essentielle contient majoritairement du thujanol ayant des propriétés bactéricides, viricides
et neurotoniques

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H.E.C.T. du Thymus vulgaris à carvacrol; cette Huile Essentielle contient majoritairement du carvacrol à activité antiseptique

  -
H.E.C.T. du Thymus vulgaris à géraniol; cette Huile Essentielle contient
majo--ritairement du géraniol à activité antibactérienne, antifongique et antivirale

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H.E.C.T. du Thymus vulgaris à linalol; cette Huile Essentielle contient
majori-tairement du linalol ayant des propriétés antibactériennes, antifongiques, viricides et antiparasitaires intestinaux

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H.E.C.T. du Thymus vulgaris à terpinéol; cette Huile Essentielle contient majoritairement du terpinéol ayant des propriétés hémolytiques

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H.E.C.T. du Thymus vulgaris à cinéole; cette Huile Essentielle contient majoritairement du cinéole à activité décongestionnante broncho-pulmonaire

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H.E.C.T. du Thymus vulgaris à paracymène; cette Huile Essentielle contient majoritairement du paracymène à action anti-infectieuse et une forte action antalgique très recommandée en cas de rhumatismes et d’arthrose.

Le romarin; Rosmarinus officinalis:
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H.E.C.T. du Rosmarinus officinalis à camphre; cette Huile Essentielle contient majoritairement du camphre ayant pour propriétés une action contre les contractures musculaires ou les crampes et des actions anti-inflammatoires

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H.E.C.T. du Rosmarinus officinalis à 1,8 cinéole; cette Huile Essentielle contient majoritairement du 1,8 cinéole ayant des propriétés anti-catarrhales, expectorantes. Elle a spécialement des actions antiseptiques pulmonaires et mucolytiques

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H.E.C.T. du Rosmarinus officinalis à verbénone; cette Huile Essentielle contient majoritairement du verbénone avec des propriétés cicatrisantes, bactéricides, expectorantes mucolytiques, cholagogues et hépatodrainantes.

L’eucalyptus; Eucalyptus:

  -
Il existe des centaines d’espèces d’eucalyptus. La composition de leurs huiles essentielles est très dissemblable et donc leurs propriétés sont excessivement diversifiées voir même opposées. (Voir tableau récapitulatif des principales H.E.C.T. avec leurs chémotypes respectifs et leurs principaux constituants - page 65)

Pour définir l’action thérapeutique d’une huile essentielle, l’aromathérapie scientifique exige une connaissance parfaite de la classification botanique des plantes aromatiques, une connaissance précise des constituants chimiques et chémotypés, une maîtrise rigoureuse des précautions d’utilisation en ce qui concerne le dosage, la posologie, le mode d’emploi et les contre-indications éventuelles. L’huile essentielle ainsi prescrite doit être une H.E.C.T. 100% pure, 100% naturelle et 100% intégrale.


 

 

Modes d’emploi des huiles essentielles

 

Toutes les huiles essentielles chémotypées (H.E.C.T.) ont une telle affinité pour la peau qu’il leur suffit de quelques secondes pour être absorbées d’abord par la couche cutanée puis diffusées dans la microcirculation périphérique avant de se retrouver dans la circulation sanguine générale pour y exercer leur action thérapeutique. Ce mode d’application cutanée ne présente aucun risque avec les H.E.présentées dans ce livret en tenant compte du risque allergique ou irritant pour certaines.

Pour se convaincre de l’efficacité de ce mode d’administration, frictionnez la plante de vos pieds avec de l’H.E. eucalyptus radié. Après 15 minutes, votre haleine sentira l’eucalyptus. Autrement dit, en 15 minutes, l’H.E. a pénétré la peau et se retrouve dans la circulation générale pour y exercer ses bienfaits puis est éliminée par vos poumons.

Si vous craignez de porter sur vous l’odeur de certaines H.E.C.T., vous avez aussi la possibilité de déposer, sous votre langue, 2 gouttes d’H.E.C.T. dans du miel, de l’huile végétale d’olive ou sur un morceau de sucre de canne.

N’oublions pas que les huiles essentielles sont toujours insolubles dans l’eau. Pour cette raison, vous devez prendre un dispersant (disper ou labrafil) en quantité 4 fois supérieure à celle de l’H.E.C.T. pour disperser l’huile essentielle dans un verre d’eau ou dans votre bain pour votre plus grande satisfaction.

 

Précautions d’emploi des huiles essentielles

 

• Par précaution et excès de prudence, les 3 premiers mois de toute grossesse interdisent l’emploi des H.E.C.T. Seul le médecin aromathérapeute peut en prendre la responsabilité.

Après massage ou application cutanée, il convient de toujours se laver les mains.

Ne jamais injecter d’huiles essentielles par voie intraveineuse ou intramusculaire.

• Utiliser des huiles essentielles de haute qualité (100% pures et naturelles)
et de marque réputée.

• Ne pas laisser les flacons à la portée des enfants.

• Les personnes allergiques devront prendre la précaution préliminaire d’un test allergique aux H.E.C.T.

• Les yeux, le nez, le conduit auditif, les zones ano-génitales ne peuvent jamais être l’objet d’application d’H.E.C.T. pures.

• En cas d’absorption ou d’instillation accidentelle, ingérer ou appliquer une huile grasse pour diluer l’H.E.C.T. (olive, tournesol) puis adressez-vous au centre antipoison.

• L’huile essentielle de menthe poivrée ne s’applique jamais sur une surface étendue en raison de la réaction glacée qu’elle provoque. Cette même huile essentielle sera strictement contre-indiquée pour les femmes enceintes et allaitantes ainsi que pour les nourrissons de moins de 30 mois.

 

 

Conservation des huiles essentielles

 

• Le flacon sera conservé à une température variant de 5°c à 35°c.

• Le flacon sera soit en verre coloré, soit en aluminium (estagnon).

• Le flacon sera toujours bien scellé par un bouchon étanche afin d’éviter l’évaporation.

Dans ces conditions, les H.E.C.T. pures et naturelles se conserveront pendant au moins
5 ans. Les essences de Citrus se conservent un peu moins bien : leur durée de conservation est de 3 ans.

 

Docteur Dominique Baudoux.