HOMEOPATHIE ET
SCIENCE AFFECTIVE

Docteur Bernard VIAL
|
LE PROTEION
|
PHYSIOLOGIE DE L’INFORMATION |
BIOCHIMIE AFFECTIVE DICTIONNAIRE AFFECTIF DES METAUX |
|
BOTANIQUE MEDICALE DICTIONNAIRE AFFECTIF DES PLANTES
|
DICTIONNAIRE AFFECTIF DES MALADIES |
DICTIONNAIRE AFFECTIF DES REMEDES D’ORIGINE ANIMALE ORGANOTHERAPIE ET CELLULES SOUCHES |
LA MEDECINE AFFECTIVE EN 2008,
25 ans après sa création
Les Facultés de Médecine atteintes de ringardise aggravée : état d’urgence.
La médecine du XXI° siècle est en train de rater la révolution de l’informatique et de l’INFORMATION. Les applications radiologiques existent : radios numérisées, IRM, scanner. Les ordinateurs administratifs semblent moins efficaces puisqu’on nous annonce chaque année un déficit catastrophique de la Sécurité Sociale.
La médecine affective, issue de la médecine générale, réclame un droit d’ingérence dans le monde des spécialistes. Il est temps d’utiliser un ORGANE MANQUANT : le PROTEION.
L’intelligence est dans le sang. La santé est dans le sang. Le cerveau n’est pas ce qui caractérise l’homme :il y a des cerveaux et de l’ »esprit » partout. Le cerveau est un organe de représentation d’images, un écran d’affichage.
I – LE PROTEION :
La médecine affective peut-elle affirmer avoir découvert un ORGANE d’INFORMATION dans le SANG, un organe qui n’est pas connu des scientifiques ? L’information héréditaire dans les chromosomes est admise. Le PROTEOME est décrit depuis 1995 pour expliquer les réseaux protéiques de transfert d’informations entre toutes les protéines. En 2005, les PROTEOMIC PATTERNS IN SERUM ont été annoncés aux USA comme la prochaine révolution des biotechnologies médicales. En France, les profils protéiques informatisés du C.E.I.A. sont les seuls examens objectifs qui apportent des diagnostics de l’inconscient et des problèmes psychosomatiques des malades.
Le PROTEION est un ensemble de protéines globulaires en solution dans l’eau, formant un colloïde visqueux étiré dans les vaisseaux sanguins (comme des fibres de verre dans un câble150 000 km). Une biopsie du plasma sanguin peut être soumise à une batterie de tests : ces tests de contrainte chimique sont révélateurs de l’organisation protéique du sérum. L’expérience quotidienne en a fait des marqueurs fiables et fidèles de la vie affective. Chaque métal du réactif chimique de floculation semble entrer en résonance avec le même métal inclus dans les hétéro protéines, métal porteur d’un message affectif particulier (Dictionnaire affectif des Métaux, Sauramps Médical, 2007).
Les protéines sériques, toutes corrélées entre elles et cohérentes grâce à la pression, constituent le système expert de communication interne. Ce fait ne peut étonner : beaucoup d’hormones, toutes les enzymes sont des protéines. Les bilans C.E.I.A. caractérisent les gamma globulines, ces fameux anticorps reflets internes du monde extérieur ; les alpha 1, les alpha 2 et les bêta globulines complètent le tableau du codage sérique ; l’albumine commence à être considérée comme une protéine mémoire.
Chaque variation d’une catégorie de protéines en rapport avec une information entraîne des changements des trois autres catégories. Des corrélations statistiques ont pu être établies avec précision entre toutes ces variations, et l’ensemble a pu être rapporté à la vie affective consciente et inconsciente.
Le PROTEION est donc un organe pratique à place à la base de tout le circuit d’information. Il détrône la cellule et oblige à revoir totalement la PHYSIOLOGIE CELLULAIRE en créant une PHYSIOLOGIE DE L’INFORMATION.
II – LA PHYSIOLOGIE DE L’INFORMATION :
50 ans d’informatique : cet anniversaire se fête avec une image de synthèse : le portrait des protéines plasmatiques, premier portrait d’un organe liquide, d’une humeur. Aussi incroyable que cela puisse paraître, le PROTEION apporte aux médecins généralistes et aux patients des hypothèses dans des domaines où la science médicale reste muette.
La PHYSIOLOGIE DE L’INFORMATION fait des constats parfois complètement opposés à ceux de la physiologie cellulaire. Par exemple : l’information s’inscrit sur les protéines sériques, puis les organes extraient spécifiquement certaines d’entre elles. Donc l’info passe du sang aux organes. C’est une physiologie inverse, le sang n’est plus l’émonctoire des déchets cellulaires guidés par le flux sanguin vers des organes d’élimination.
D’ailleurs le sang ne circule pas, c’est l’info qui circule. Et le sang ne doit pas bouger s’il est le support de l’info, qui se déplace par translation conformationnelle. Les effets « allostériques » de l’inscription de l’info sur les acides aminés (20 AA), sur les peptides, sont transmis sur les reliefs des protéines.
Et surtout – pour mieux illustrer le propos - établissons une comparaison avec le PC que vous utilisez quotidiennement- le sang est le disque dur de l’unité centrale, le cerveau n’est que l’écran. Les neurones en réseau, grâce, aux milliers de synapses, constituent un écran à cristaux liquides pour l’affichage des images conscientes. Le cerveau affiche une partie de l’inconscient protéique sanguin.
Un texte de 150 pages a été édité par l’association P.M.S.A. pour décrire tous les rapports du PROTEION avec les ORGANES et les différents modes de transfert d’informations.
L’extraction d’une information est souvent problématique à cause du franchissement de la paroi capillaire sanguine : ainsi le rôle des lymphocytes a été redéfini pour expliquer le « blanchiment » de certaines fautes. Le système lymphatique est donc compris comme un organe du pardon. Ce concept complète la fonction immunitaire et le rôle des globules blancs. Lymphe = sang blanc, d’après l’étymologie.
Le passage de l’information protéique sanguine à travers la barrière hémato - méningée de l’encéphale peut être expliquée par les ASTROCYTES dont les prolongements cellulaires en étoile captent les reliefs des protéines dans les trois dimensions ; ils enserrent le capillaire cérébral pour lire l’information protéique et l’inscrire sur les PEPTIDES des neurones (d’où l’hypothèse du PEPTIDON, écran d’images directement issues du plasma).
Ces deux exemples démontrent une nouvelles direction du transfert de l’information, du sang vers les organes : l’affectif est « drainé » vers des organes, des tissus, des cellules. La vie cellulaire est totalement dépendante de cette gestion de l’information.
PHYSIOLOGIE DE L’INFORMATION a été diffusée en 2000 ; 1000 exemplaires ont permis à tous les membres de l’association P.M.S.A. de découvrir cette vision très différente, et même opposée, de l’information dans l’organisme. L’information s’inscrit dans le SANG : 350 grammes de protéines en solution dans le plasma ont une surface sensible de 300 000 m2, 30 hectares, 60 terrains de football. Le rôle des cellules est davantage compris comme une anti information, un tissu de protection, une atténuation.
Dans le foie, le système porte et l’architecture des hépatocyte nous a servi à expliquer la synthèse de l’albumine comme première forme d’intellectualisation et de mise en mémoire (sur un microfilm de 538 acides aminés, repliés en pelote).
A mesure que nous avons développé notre hypothèse, l’information dans le plasma sanguin a peu à peu pris la place de l’information dans le système nerveux : la conscience, l’imagination, l’intelligence sont redéfinies, autant que l’affect, l’émotion, le sentiment, avec des supports protéiques. Ces fonctions sont même reconsidérées à partir de tous les éléments métalliques constitutifs de la matière protéique, glucidique et lipidique.
III – LA BIOCHIMIE DES CONFLITS AFFECTIFS ET DES EVENEMENTS D’ADAPTATION :
Le Dictionnaire affectif des Métaux (Editions Sauramps Médical, 2007) décrit tous les éléments de la classification de Mendeleïev utilisés en thérapeutique allopathique et homéopathique.
Ce dictionnaire a reçu un accueil immédiatement favorable des médecins homéopathes, mais a surpris les autres : de l’affectif dans les métaux ?! Comment comprendre une telle dissection de la matière pour y trouver toutes les nuances de l’information ?
Les habitués des représentations et interprétations par les symboles trouveront de nombreuses correspondances connues depuis l’Antiquité. Mais ce sont surtout les informaticiens qui s’ouvriront facilement à la répartition de l’information dans les nombreux éléments de la matière (en parallèle avec les métaux de votre PC, au nombre de 30 habituellement, silice en tête, depuis Silicon Valley).
Les métaux, comme les plantes qui les avaient précédés (Dictionnaire affectif des Plantes) ont détaillé les ressorts de la vie inconsciente. En 1235-1311, le Montpelliérain ARNAUD de VILLENEUVE avait acquis une renommée européenne pour ses guérisons et pour sa connaissance de l’inconscient. Voici rétablie l’importance de l’environnement humain comme médiateur révélateur des mystères de l’inconscient. Le langage des métaux et le langage des plantes permettent la lecture de l’inconscient. Remplacé en psychiatrie par l’interprétation du verbe et du geste, l’accès à l’inconscient par le langage des protéines est une révolution moderne.
C’est à une formidable diminution des coûts de la santé que l’on pourrait assister si les profils protéiques informatisés devenaient le moyen généralisé d’accession objective à la vie affective inconsciente : son implication dans les relations familiales, conjugales, professionnelles, dans les processus sociaux, judiciaires, éducatifs lui définissent un large champ d’exploration diagnostique.
Nous avons, depuis 25 ans, expérimenté l’aide apportée par les bilans C.E.I.A. à la connaissance de soi. Parallèlement, le QI (quotient intellectuel) a progressivement laissé la place au QE (quotient émotionnel).
Ces petites avancées ne peuvent cacher l’énorme résistance des milieux intellectuel, universitaire, journalistique à la SCIENCE AFFECTIVE, définie dès 1983 comme un mode de recherche clinique en médecine générale. En transformant le cabinet de consultation en laboratoire d’exploration des AFFECTS, la science affective a permis de potentialiser les savoirs psychiatriques : l’initiation des médecins généralistes à la psychiatrie (telle que la souhaitait Lucien ISRAEL, Professeur de Psychiatrie à la Faculté de Médecine de Strasbourg).
Le « stress » n’est plus laissé à la périphérie, « dans le champ d’expression gestuelle et verbale ». La personnalité est réellement étayée sur des « tuteurs de développement » qui ne sont plus des réseaux de neurones atteints de plasticité, mais des protéines sanguines avides de métamorphoses.
Ces métamorphoses vont par ailleurs trouver écho dans les métamorphoses du règne végétal.
IV – BOTANIQUE MEDICALE :
En 1983, il y a 25 ans, un médecin généraliste qui décrit une botanique affective avec le Dictionnaire affectif des Plantes est rapidement convoqué devant les instances ordinales : « Etes-vous médecin, botaniste ou écrivain ? Mettez-vous en danger vos malades ? »
En 1998, la parution de Botanique médicale entraîne ces commentaires sous la plume d’un des plus célèbres homéopathes contemporains : « On a, c’est évident, le droit de publier ce que l’on veut. C’est donc seulement le titre de l’ouvrage, trop officiel et rassurant, que l’on peut reprocher à l’auteur. » Pour lui, la botanique médicale doit être appelée la « botanique intuitive ».
Evidemment, cette botanique intuitive et affective semble à l’opposé de la botanique logique. Celle-ci est enseignée en Faculté de Sciences avec divers chapitres : botanique descriptive, systématique, phylogénétique, biologique, évolutionniste ; et surtout, pour mériter l’épithète de « scientifique », elle doit être biochimique et génétique, centrée sur la cellule, la physiologie cellulaire.
En complément sont admises la botanique historique, symbolique, la botanique utile, l’ethnobotanique. Mais entre 1861 et 1998, 137 ans d’occultation de la botanique médicale expliquent les réactions de rejet à la première parution. Alfred MOQUIN TANDON (Eléments de Botanique médicale, 1861, Editions JB Baillères) utilisait le même plan et les mêmes mots pour dénoncer l’absence d’enseignement de la botanique en Faculté de Médecine. Il a écrit aussi un Eléments de Zoologie Médicale. Au XXI° siècle, les étudiants potassent les mathématiques, les statistiques, la physique et la chimie : rien dans les programmes concernant la géologie, la botanique et la zoologie. Pourtant tous les remèdes qu’ils vont prescrire seront issus de ces trois règnes.
Après 20 ans de pratique de la botanique en autodidacte, je peux proposer des explications à cet anti humanisme au pays de Descartes.
Première explication : Jean-Marie PELT, chargé de la préface du Dictionnaire de Botanique d’Encyclopedia Universalis (1999) termine par un coup de semonce : « La botanique doit rester une discipline que nous devons servir, sans songer seulement à s’en servir. » Cette botanique scientifique sert uniquement une science vécue comme une religion ! Hypothèse confirmée par la quatrième de couverture de Botanique, collection Sciences fondamentales, Maloine (2004). Les trois auteurs, universitaires parisiens, annoncent que leur livre invite le lecteur à pratiquer la rigueur nécessaire à tout raisonnement scientifique, et présente des découvertes récentes pour élargir la réflexion scientifique. Leur livre s’adresse aux étudiants des classes préparatoires aux grandes écoles, aux futurs capétiens et agrégés…. Mais il est aussi proposé aux amateurs chevronnés, curieux du monde végétal qui les entoure. Il n’est pas inutile de préciser que ce manuel comporte deux pages de bibliographie totalement différente de celle qui clôt notre Botanique médicale.
Deuxième explication : Le Professeur Aline RAYNAL ROQUES, du Muséum d’Histoire Naturelle de Paris publie en 1998 La Botanique redécouverte (Editions INRA). Ses deux pages de bibliographie ne signalent aucun des ouvrages ou des auteurs mentionnés dans la bibliographie de Botanique (Maloine) des trois universitaires parisiens, S.MEYER, C. REEB et R. BOSDEVEIK, qui, eux-mêmes, ne citent même pas leur consoeur. S’agirait-il de luttes d’école ?
Le but d’Aline RAYNAL ROQUES n’est pas la glorification de la science, mais celle de la plante et des rapports subtils plantes – humains. « L’avenir sera harmonie entre la plante et l’homme ou ne sera pas. ». Ce n’est pas le même credo que celui des scientistes qui enseignent, partent pour des missions tropicales financées, créent le radeau des cimes mais ne font que rarement entendre leur voix lorsqu’il s’agit de la destruction de la nature par l’homme. Quant à l’enseignement de la botanique à l’école, ils sont muets sur ce sujet.
Dans sa Botanique redécouverte, Aline RAYNAL ROQUES a une position opposée à celle de ces intégristes. Il ne lui manque qu’un seul adjectif : botanique « informative ». La botanique avec échange d’informations, elle la conseille dès l’avant-propos sans la nommer.
Cet ouvrage se propose d’aider le lecteur à se familiariser avec l’autre mode du vivant, la plante, partenaire irremplaçable. Même le Professeur R. SCHNELL, membre correspondant de l’Institut, écrit dans la préface sur l’individualité d’une espèce végétale et ses affinités.
Il dit d’Aline RAYNAL ROQUES qu’elle « laisse délibérément aux spécialistes les aspects les moins accessibles de la botanique » et « ouvre au lecteur une compréhension large du phénomène végétal et une connaissance presque de l’intérieur de l’être végétal dans sa vie. »
Deux promenades botaniques dans les Alpes avec Aline RAYNAL ROQUES, au cours desquelles l’affectivité des plantes fut définie, m’ont laissé des souvenirs impérissables. En revanche une découverte de la flore des calanques marseillaises avec la Société linnéenne de la cité phocéenne, , bien que des plus agréables, eut des conséquences un peu navrantes : le chèque d’adhésion à l’association, remis le soir même aux « dirigeants » dans l’euphorie du soleil couchant, me fut renvoyé une dizaine de jours plus tard : ma présence de botaniste atypique n’était pas souhaitable Il y a une forte proportion de pharmaciens dans ces sociétés linnéennes : ils sont très à cheval sur la systématique et font de l’urticaire dès qu’on a recours à des étymologies non académiques et qu’on use du vocabulaire sexuel végétal, même si c’est un moyen mnémotechnique original et facétieux.
Troisième explication de l’anti humanisme au pays de Descartes. Si j’avais choisi le titre de Botanique informative, les progrès de l’informatique auraient favorisé une plus rapide acceptation. Mais j’avais choisi Botanique médicale et croyais avoir inventé le binôme. En déposant mon manuscrit pour obtenir une préface d’un professeur de botanique de la Faculté de Montpellier, j’apprenais l’existence du livre de MOQUIN TANDON. Botanique médicale contenait en 1998 trop de remarques objectives sur l’industrie pharmaceutique. Personne ne soupçonnait que l’industrie de pointe porteuse d’espoir pour les maladies chroniques, annonçant des découvertes imminentes dans le traitement du cancer, de l’athérome et des maladies auto- immunes cachait systématiquement l’origine végétale des remèdes. Le dire suscitait immédiatement l’incrédulité.
Aucun médecin ne semblait vouloir renoncer à cette confiance absolue qui, malheureusement, devenait de la complicité, surtout quand les effets iatrogènes graves se multipliaient et quand l’espoir de nouveaux remèdes s’amenuisait. Botanique médicale n’obtint que le soutien précieux de la maison d’édition SIMILIA des Laboratoires DOLISOS.
Les informations sur la pharmacologie étonnaient, faisaient sourire. Dans une chaîne de transformation chimique industrielle des substances végétales, même les pharmaciens parvenaient à ignorer l’origine du médicament pour le qualifier orgueilleusement de molécule de synthèse.
L’omerta pèse en particulier sur les plantes tropicales dont les Occidentaux américains et européens se sont servis sans retour financier pour les populations locales. L’axe Nord – Sud de la botanique fonctionne à sens unique. Et on ne voit vraiment pas pourquoi un médecin généraliste irait mettre le nez dans ces rouages occultes. Il me fut d’ailleurs impossible d’obtenir, malgré trois demandes, la moindre préface.
L’attitude des universitaires hospitaliers est très surprenante à l’égard de la botanique ; ils la refusent, prétextant leur manque de temps, les efforts constants dans et pour leur spécialité. Le plus savoureux est leur réaction à la découverte de la sexualité végétale, de la sociologie végétale et des informations échangées entre les différents règnes : ils ne savent pas que cela existe et refusent d’en parler.
Les choses ont-elles changé en trente ans ? L’informatique et Internet ont mis sur la toile des documents de botanique d’une qualité iconographique remarquable. Des centaines de jardins botaniques ont accueilli des visiteurs curieux, et des livres sur les flores de tous les continents sont apparus à côté des flores de référence (FOURNIER, BONNIER, HEYWOOD). De « grandes surfaces » dédiées aux jardiniers, à la sortie des villes, rendent accessibles des plantes locales et exotiques.
Mais le langage « affectif » des plantes, le langage des fleurs, continue de susciter les mêmes moqueries que celles qu’on adresse au poète. L’homéopathie, qui est une médecine affective depuis 250 ans, n’est toujours pas « reconnue » officiellement, et subit des déremboursements réguliers orchestrés par une science médicale « officielle » strictement fermée à la botanique. La médecine générale pourrait s’y intéresser mais, à titre préventif, elle vient de devenir une spécialité médicale à part entière.
Qui peut suivre Aline RAYNAL ROQUES qui termine sa Botanique redécouverte par : « L’avenir sera harmonie entre la plante et l’homme ou ne sera pas. » ?
Les écolos eux aussi font l’impasse sur la botanique.
En 2008, le Grenelle de l’Environnement s’est déroulé sans qu’il en soit fait mention. Peu de temps après, le Président de la République pointait les lacunes de l’enseignement à l’école primaire, mais annonçait un renforcement de l’enseignement du français et des maths. On peut regretter parfois l’école de la Troisième République, et les planches colorées de botanique qui tapissaient les murs de la classe.
V – LE DICTIONNAIRE AFFECTIF DES MALADIES
Ils sont nombreux les psychiatres, les psychanalystes qui écrivent des livres bien alignés dans les rayons spécialisés des grandes librairies ; jusqu’en 1990, le lecteur ne trouve aucun livre sur les maladies d’origine psychoaffective. Aucun inventaire sur les causes psychoaffectives des maladies mentales et des maladies somatiques.
Apparaissent alors trois psychologues canadiens, Lise Bourbeau, Louise Hay, Jacques Martel : ils font des conférences internationales qui intéressent les non médecins. Un mouvement important va se propager dans le milieu paramédical : le décodage biologique des maladies (Docteur Claude Sabbah, Docteur Gérard Athias, Docteur Edouard Van den Boggaert). Les psychiatres ne participent pas à cette recherche des causes car ils attendent les progrès des neurosciences, de la biologie du cerveau et des examens radiographiques numérisés, les scanner, les IRM, les caméras à positrons : le rêve se poursuit de lire la pensée sur les clichés du cerveau. Les images de la pensée pathologique se font attendre.
Pendant ce temps, les médecins généralistes décodent à chaque consultation le langage affectif des protéines sanguines en interprétant un profil protéique informatisé du C.E.I.A. . Un premier dictionnaire affectif des maladies est publié discrètement dans une association de formation médicale continue (P.M.S.A., 1987).
Nous avons « expertisé » les rapports des psychiatres avec l’affectif pour tenter de comprendre leur ostracisme, leurs craintes de perte de monopole, leur refus d’une libre concurrence MG –MSPE et souvent leur mépris et leur condescendance. Cette expertise n’est nullement inspirée par le mouvement antipsychiatrique. Elle est basée :
- sur la lecture de certains ouvrages dont : Les Nourritures affectives de B. Cyrulnik, Psychologie pathologique de J. Bergeret, Introduction à la psychiatrie de L ; Israël.
- sur des observations faites aux Entretiens de Charcot (Hôpital de la Salpêtrière, Paris) où quatre cents psychiatres et psychanalystes assistaient à des conférences sur le plaisir ;
- sur des contacts personnels et amicaux avec des psychiatres français qui nous ont aidé à progresser dans la formulation de la science affective et nous ont conseillé sur les ouvrages à lire.
Est-il besoin de rappeler que, pendant vingt-sept ans, cette recherche clinique au cours des consultations a nécessité des règles d’interrogatoire des patients qui n’ont rien à voir avec la consultation dite du divan, et que la vie affective a été explorée avant et après la lecture des portraits protéiques établis par le C.E.IA. . L’interprétation du langage des protéines ne se fait pas sans l’interrogatoire face-à-face du malade. Par la suite, affiné, perfectionné, le diagnostic affectif est systématique.
Les psychiatres ont défini l’affectif de manière étonnante. J. Bergeret, Professeur de Psychiatrie à l’Université de Lyon, utilise la citation de Mallet :
- affects appétitifs objectaux ;
- affects narcissiques réactionnels.
Dans le chapitre « Violence et évolution affective humaine », Bergeret écrit : « La haine est conçue comme une attitude affective antagoniste de l’amour ». C’est pour nous le début de la charge contre l’affectif qui va être négativé à longueur de temps. L’affectivité est présentée comme dangereuse, plus dangereuse encore que la sexualité. On n’est pas loin de la répression. Ou de la résilience telle que la décrit B. Cyrulnik qui évoque la capacité humaine, surtout infantile, à surmonter et « oublier » les traumatismes et conflits affectifs les plus terribles.
L. Israël, un auteur qui s’intéressa beaucoup à la formation des MG à la psychiatrie, ne semble pas connaître le mot « affectif ». Il peut écrire 200 pages sur les psychoses, névroses et maladies psychosomatiques sans jamais utiliser les mots « affect », « affectif » ou « affectivité ».
Aux Entretiens de Charcot, le Professeur Kourilsky commença par définir le plaisir par le « plaisir psychique », celui qu’on ressent quand on a réussi une opération intellectuelle. Et, à la fin d’une conférence, quand je posai une question sur l’affectivité, l’orateur, feignant de ne pas l’avoir entendue, posa son micro et quitta l’estrade rapidement sans répondre.
L’affectif est le coupable idéal dans la perturbation de la connaissance, du savoir, de la raison. B. Cyrulnik, à propos des enfants qu’il compare à des « éponges affectives » (p.27) désigne « toute privation d’environnement affectif » comme entrave au développement, à l’étayage, à l’échafaudage (Les vilains petits Canards, p. 72-73). Pendant la grossesse, dans un contexte affectif et social défavorable, « les petites molécules du stress passent facilement le filtre du placenta (p.55). Il cite D. Stern pour décrire une force vitale informe qui est un « affect de vitalité ». Il cite S. Freud à propos de l’humour : « L’essence de l’humour réside en ce fait qu’on s’épargne les affects auxquels la situation devrait donner lieu et qu’on se met au-dessus de telles manifestations affectives grâce à une plaisanterie. » (p.110). Il parle de rations affectives, de substituts affectifs, de pressions affectives et, bien sûr, de carences affectives, de désert affectif qui mène à la mort psychique et parfois physique (p.144).
Pour B. Cyrulnik, « la résilience dépend beaucoup de la distance affective » (p.211) ; et « une personnalité clivée résulterait probablement de constantes menaces affectives » (p.233). Pour finir (p. 234) par le « désastre affectif » !
Pour les psy, le psychisme, beaucoup plus vaste que l’affectif, est individuel et communautaire, personnel et social. Le psychisme, c’est le conscient, l’imaginaire et aussi le subconscient et l’inconscient individuel et collectif. L’affectif est réduit au traumatisme qui initie la psychose, la névrose ou les états limites.
Pour la science affective, l’affectif est immense. Les psy ont renoncé à l’étudier à cause de sa complexité, ou parfois de son étonnante simplicité. Dans les deux cas, c’est toujours de l’affectif et ça entraîne des maladies psychiatriques, des maladies psychosomatiques, des somatisations graves (cancer, athérome, inflammation chronique) et des somatisations mineures (durillons, rhumes, etc.).
Pour les psy, il n’y a que de l’affectif dans le psychosomatique : A. Becache dans Bergeret : « Les affects peuvent donc, par la tension émotionnelle chronique qu’ils entraînent, amener la production de troubles fonctionnels chroniques, puis de lésions organiques. ». Mais il y a controverse : chaque émotion produit-elle un seul trouble organique ? Ce problème de spécificité n’étant pas réglé, les psy qui cherchent l’origine affective d’une maladie restent dans le flou des causalités multifactorielles.
A.Becache a une autre manière subtile de « démembrer » l’affectif : il le place à plusieurs niveaux : causalité affective, développement affectif, manifestation affective. Et il l’accuse de réduire la vie mentale, intellectuelle, onirique, fantasmatique : « L’homme psychosomatique, coupé de son inconscient, sa caractérise par une absence de liberté fantasmatique, une pauvreté de la rêverie diurne, nocturne, par une dévitalisation du langage privé de toute charge émotionnelle et par un desséchement de la relation…il apparaît nivelé, conforme dans un monde sans attrait et sans horizon. »
Le MG n’a pas la même expérience des maladies psychosomatiques. Pour lui, c’est moins catastrophique. Imaginer que « l’enfouissement progressif des symptômes à l’intérieur du corps entraîne le malade de l’angoisse à la mort » est une conception de psychiatre qui marque l’affectif au fer rouge et qui pense que « le traitement médical doit rétablir le meilleur fonctionnement mental possible ».
Le médecin généraliste, dit « médecin de famille », connaît les relations affectives entre les générations et dans les couples, les problèmes de société et peut rapidement prendre en compte les conflits du patient avec lui-même.
Dans les trois névroses :
- névrose réactionnelle (dépression réactionnelle)
- névrose phobique
- névrose hystérique
il n’est plus question pour les psychiatres de faire appel au diagnostic radiologique ou biologique : après leurs efforts nosographiques ( D.S.M. américain) les psychiatres font les yeux doux aux médecins généralistes en les invitant à mieux connaître les psychothérapies. Ainsi Lucien Israël : « tout acte médical devrait comporter consciemment une attitude psychothérapeutique ". Là où l’excès de « diagnosticose » à répétition est à craindre, il cherche à privilégier « l’émotion qui a mauvaise presse, dont on ne parle plus ».
Le professeur renouvelle son appel au généraliste en le mettant en garde sur les dangers de l’écoute de la parole du névrosé ; la position du divan est conseillée car le praticien ne doit pas regarder le patient qui vient consulter avec le projet :
d’intéresser de provoquer (+++)
de plaire d’irriter
de convaincre de combattre
de séduire
Autres dangers :
- le médecin en sait trop sur le malade
- le médecin parfois n’est pas neutre
- le médecin doit se méfier des condamnations morales.
Imaginons un instant que le généraliste suive ce conseil (sans négliger les avis spécialisés et les thérapeutiques spécifiques d’organe).
L’exploration de l’affectivité est issue de la révolution des nouvelles technologies, de l’utilisation systématique des programmes informatiques appliqués à la biologie des protéines plasmatiques. Exclusivement diffusés dans les médecines alternatives, ces examens biologiques n’ont pas été acceptés, ont été combattus par les autorités et n’ont pu être expérimentés.
Rappelons que dans le domaine des névroses, les spécialistes en psychiatrie ne peuvent faire appel au diagnostic lésionnel radiologique ou biologique. La proposition de compléter l’interrogatoire du patient par un profil protéique systématique donne alors un autre contenu à
L’intervention du généraliste.
Revenons à nos enseignants en psychiatrie et à leur présentation de l’affectivité : le premier d’entre eux, J. Bergeret décrit la genèse des états limites, « border line », en signalant un « traumatisme, pris au sens affectif du terme .Un « émoi génital précoce constitue un véritable traumatisme affectif à lui tout seul. » (p.204) Comment comprendre l’infinie réduction de l’affectivité à un trauma ou à un stress, alors que la connaissance, le cognitif semble pris systématiquement comme une fonction parfaite soumise aux méfaits des émotions et des affects ?
Pour G. Charbonneau, dans « Affectif et cognitif dans la psychose », l''affectif reste un vécu qui ne se transforme pas en perçu. Affectif = émotion ; affectif = humeur, thymie, excitation et dépression. Au contraire, le cognitif est représentable, perçu ; il suppose une constitution achevée.
Henri Grivois, de l’Hôtel Dieu (Paris), constate la dichotomie affectif- cognitif et dénonce l’opposition entre les psychoses affectives et non affectives … « improbables monstres affectifs ou purs monstres sans affectivité ».
La science affective naissante, victime du « dualisme affect - pensée » : qui aurait pu prévoir
une telle tentative d’exclusion ? Qui aurait pu prévoir que la découverte d’un appareil qui permet d’explorer le monde mental des autres (un souhait de Boris Cyrunik quand on lui demande un « objet à inventer » reçoive un accueil aussi catastrophique ? Cet appareil existe depuis 40 ans, c’est un ordinateur. Qui l’expérimente ? Des centaines de médecins généralistes, sans sponsor, sous les critiques académiques et qui en profitent pour soigner leurs patients.
VI – LES REMEDES D’ORIGINE ANIMALE
Le sixième champ d’action de la science affective est le monde animal, à cause des nombreux remèdes homéopathique à base d’animaux marins, de venins de serpents ou d’insectes, et surtout à base d’extraits tissulaires de mammifères. Les documentaires télévisuels et le cinéma en général font progresser les connaissances sur le « peuple de l’herbe » ou les animaux migrateurs. La suppression de la publicité sur les chaînes publiques libérera peut-être des créneaux horaires consacrés à la botanique, la zoologie ou la géologie ?
En homéopathie, suivons Farrington, médecin américain qui vécut dans la deuxième moitié du XIX° siècle : « Ces poisons s’adaptent aux maladies profondément situées, celles qui s’accompagnent de changements dans la qualité du sang, ou qui affectent profondément le système nerveux. Ces médicaments sont souvent nécessaires pour exciter la vitalité et diriger les forces vitales dans la bonne voie. »
Ces poisons animaux sont aptes à agir sur l’esprit, tout spécialement sur l’émotivité.
L’allopathie détient dans les remèdes d’origine animale les substances qui révolutionneraient la thérapeutique.
Parmi les mycètes, les champignons microscopiques fournissent les antibiotiques (or le règne des mycètes est intermédiaire entre le végétal et l’animal, plus proche des insectes que des plantes par les parois en chitine, jamais en cellulose). Parmi les venins de serpents, la pharmacie détient le remède n° 1 de l’ennemi public n° 1, l’athérome des gros vaisseaux, des artères cérébrales et coronaires, et surtout de l’hypertension artérielle d’origine inconnue.
Bien avant que l’on ne parle des remèdes issus des « cellules souches embryonnaires » - future thérapie révolutionnaire des maladies auto immunes – les médecins homéopathes se félicitaient souvent (et se félicitent encore) de l’usage bénéfique de l’organothérapie diluée et dynamisée (voir Organo ou Art de Guérison, P.M.S.A. 1998).
Introduction
L’Organothérapie est utilisée par de nombreux médecins homéopathes : elle est disponible dans toutes les pharmacies, remboursée par l’assurance maladie et annoncée par la publicité télévisée (Oscillococcinum : extrait de Foie et de Myocarde de canard de barbarie, selon la préparation du Docteur J. Roy, indiquée régulièrement au début de la grippe).
L’Organothérapie est indispensable dans ces choix thérapeutiques en association avec les médicaments des règnes végétal et minéral. Elle est par contre refusée et critiquée par le milieu médical hospitalo-universitaire et occultée dans des préparations pharmaceutiques industrielles (Interférons).
De tout temps, le remède d’origine animale a été utilisé sur tous les continents. Bien que les plantes soient aussi des êtres vivants, la phytothérapie comme l’alimentation végétarienne posent moins de problèmes éthiques. Pourtant, des extraits d’origine animale sont plus proches de l’humain : ils ont vocation à être actifs par similitude.
Toutes les réticences peuvent être vaincues par l’utilisation des dilutions homéopathiques qui raréfient et déconcentrent les extraits animaux. Mais si on limite alors les risques d’effet nocif iatrogène, on s’expose à la critique de ceux qui utilisent les doses pondérales de la pharmacie allopathique et qui allèguent un effet placebo.
Ces critiques ne s’arrêtent pas là : le contenu d’un Organolysat n’est pas identifié avec précision. Les éléments de l’architecture tissulaire et cellulaire peuvent être complexes et personne ne peut dire leur devenir lors du broyage. Donc, en cas d’action thérapeutique, personne n’a pu identifier le principe actif. Bien des suppositions et des hypothèses existent : ce qui n’arrange rien sur le plan macromoléculaire et biochimique. Ces doutes débouchent sur des théories physiques « énergétiques », toutes aussi contestables.
Le principe actif étant mal défini, l’impact dans l’organisme humain est encore plus flou. Des théories immunologiques ont apporté au cours des vingt dernières années des voies de recherche. Mais elles ont aussi – avec le prion – apporté une occasion nouvelle de rejet qui s’est manifestée différemment dans plusieurs pays d’Europe. En France, les directions de la santé publique et de la pharmacie ont réagi en interdisant les formes injectables, laissant libres toutes les autres présentations galéniques (granules, suppositoires, teintures mères en flacons ou en ampoules buvables), certaines restant prises en charge par l’assurance maladie. Un niveau minimum de dilution a été imposé : 4CH ou 8DH.
Le prescripteur d’ « Organo » doit aussi s’attendre au choc anaphyllactique, bien que cet accident allergique soit rarissime. L’ampoule d’adrénaline injectable est alors indispensable pour faire régresser en service de réanimation des sidérations complètes du tonus vasculaire, avec menace vitale sévère et imminente. Cette allergie se déclenche lorsqu’il y a refus de soins et une rupture avec le corps médical. On peut se demander si tout remède imposé au malade dans des conditions d’ « allergie » à la médecine, n’est pas susceptible de provoquer le choc par un terrain prédisposé à l’intolérance. Cette anaphyllaxie pourrait bien être expliquée par la physiopathologie de l’information.
Il convient d’être lucide et honnête avec l’Organo : nous nous efforcerons de définir les grandes performances, les échecs, les associations possibles avec d’autres thérapeutiques et les associations de plusieurs organes pour potentialiser les effets.
Dix ans de médecine orthodoxe (cinq ans au CHU de Montpellier puis cinq ans de médecine générale en campagne) furent suivis de vingt ans de médecine alternative où l’ Organo fit croître ma clientèle et provoqua la rupture avec les confrères allopathes. C’est l’Organo qui peut tout changer en faisant passer des messages qui ne passent pas entre les différents compartiments de l’organisme.
La question inverse peut être posée aux médecins qui n’utilisent pas l’Organo : que se passe-t-il s’ils ne débloquent pas une information dans l’organe où elle s’enkyste ? Ou s’ils laissent une information s’égarer dans un organe incapable de la traiter ? Il faut bien affirmer en effet que l’Organo est un traitement préalable à toute autre thérapeutique.
Chacun fait sa guérison à sa façon, mais après une Organothérapie, le malade va faire une guérison dans l’information. Il va faire l’inverse du refoulement et de l’enkystement d’un conflit. Or, il est fréquent de s’apercevoir dans le suivi des patients, que la cause initiale de la maladie
· Soit n’est pas identifiée
· Soit est identifiée, mais niée
· Soit connue sans solution, elle n’est pas réglable.
Lorsque la maladie lésionnelle continue, sans rémission aucune, dans une logique d’aggravation constante, le malade, son entourage, les médecins, les pharmaciens, cherchent une solution externe pour inverser les processus. Par exemple, la dégradation du cartilage dans l’arthrose : quelle info s’égare dans les cartilages articulaires ? Il faut d’abord lire la carte des cartilages et supposer que les modes d’expression verbale et gestuelle reposent sur la répartition des cartilages. Dans cette carte, il y a des zones atteintes de dégénérescence et d’autres zones saines. (cf. schéma)
Rhumatismos en grec signifie écoulement d’humeur (comme rhume). Donc, moyen inconscient d’échapper à des contraintes sociale, familiale, conjugale ou individuelle, ciblage d’une info du protéion, (de l’humeur sanguine) vers les tissus de l’articulation.
Le rôle du prescripteur d’Organo est de calmer la douleur avec Foie, Rate et Os, le « trio de l’escroquerie », de toutes les escroqueries.
La douleur arthrosique passe miraculeusement ; le patient vit jour et nuit dans la paix des articulations, un vrai bonheur. Au point que s’il y rechute, il panique et vit l’enfer. L’effet de l’Organo a été spectaculaire, mais n’a duré que quelques semaines. Une nouvelle prescription peut être aussi spectaculaire ou avoir une effet moindre : une affectivité où règne le désir de vengeance et l’impuissance à l’accomplir finit toujours par enkyster cette inflammation dans la synoviale, les tendons et les cartilages.
Nous n’avons pas caché aux futurs utilisateurs de l’Organothérapie les risques encourus par un médecin prescripteur :
- Les allégations de placebo par la médecine officielle
- Les dangers des préparations d’origine animale traqués par la pharmacie officielle et en risque de disparition par tracasseries administratives et judiciaires
- Les complications immédiates parfois gravissimes, comme le choc anaphyllactique nécessitant une hospitalisation urgente en service de réanimation
- La méconnaissance des mécanismes d’action
- L’irrégularité des résultats cliniques.
Cependant, nous avons tenu à décrire notre expérience et notre compréhension intuitive de cette thérapeutique par extraits d’organes en dilution-dynamisation homéopathique, utilisée par de nombreux médecins et vantée par la publicité télévisée.
Pour avoir acquis une telle réputation d’efficacité parmi deux générations de médecins homéopathes dans plusieurs pays d’Europe, l’Organothérapie n’en est pas moins entourée de mystère : certains initiés garderaient les recettes pour éviter toute imitation et certaines légendes entoureraient des Cliniques suisses, fort prisées par une clientèle fortunée.
Les pharmaciens français n’étant pas plus incompétents que les pharmaciens suisses, nous nous sommes procurés plusieurs formes galléniques… Et nous avons constaté des améliorations régulières chez des malades que plus rien ne soulageait.
Nous avons enregistré de très spectaculaires guérisons et des changements d’évolution dans la chronicité des maladies. Ces résultats se sont confirmés pendant plus de 20 ans.
Une explication s’impose : la Physiologie de l’Information et l’étude des profils protéiques informatisés nous a permis d’entrevoir le mode d’action. La Médecine Affective a donné les correspondances affectives des Plantes, des Métaux et des Sels, des produits d’origine animale utilisés en homéopathie. Il manquait l’Organo. La voici en deux parties :
§ 1ère partie : Foie, Rate, Os, Vésicule biliaire, Pancréas, Myocarde, Rein, Intestin grêle, Poumon
§ 2ème partie : les glandes endocrines et le système nerveux.
Dès la 1ère partie, le lecteur s’est trouvé confronté à une nouvelle expression : la désomatisation et à un nouvel organe de communication : le Protéion. Il s’attache à suivre les conflits affectifs du patient et le langage protéique du sang. Tout un programme.
La chirurgie, l’organectomie chirurgicale n’est-elle pas une désomatisation plus brutale ? Efficace dans bien des cas, elle compte aussi des échecs. Qui peut chiffrer exactement les effets iatrogènes de la chirurgie ?
Il faut mettre en évidence les risques de l’Organothérapie avec les réactions d’intolérance aux produits d’origine animale et avec une hypothétique contamination par le prion : les revues médicales sont à l’affût du moindre incident et grossissent les dangers. Des auteurs hospitalo-universitaires ne sont pas avares de leurs critiques vis-à-vis des médecins généralistes prescripteurs : il doit y avoir un réel phénomène de concurrence dans ces 2 processus de désomatisation pour que les uns s’opposent aux autres avec un tel acharnement !
Tous les médecins homéopathes savent que la prescription d’Oscillococcinum à un enfant atteint de manifestations ORL récidivantes diminue spectaculairement le nombre d’opérations des amygdales et des végétations. L’homéopathe est un rempart contre les chirurgies M mais on les qualifie toujours de médecin du « fonctionnel » par opposition à l’organique.
Les médecins de famille avaient eux aussi des techniques personnelles de désomatisation qui en faisaient des dangers permanents pour le développement rapide des « plateaux techniques » et des moyens d’investigation de l’imagerie médicale de pointe. Combien de professeurs d’Université ont stigmatisé les retards diagnostiques du médecin généraliste pour promouvoir leurs formes exclusives de désomatisation ?
Dans leur cathédrale hospitalière et dans leurs émissions télévisées, ils ont fini par entraîner la cohorte des médecins de terrain vers une diagnosticose tranquillisante qui a été le fondement de la Médecine moderne et du déficit de la Sécurité Sociale.
De plus, comment désomatiser un organe quand celui-ci est devenu le pivot d’une spécialité médicale ? La spécialisation médicale a consacré l’organe : il est alors bien vain de tenter de lui retirer une information qui justifie la totalité de l’activité des soins. L’organe enlevé chirurgicalement, le patient peut être pris en charge par une autre spécialité. Quelle est donc l’organicité que prend en charge le psychiatre ?
Lorsqu’on cherche à comprendre les effets de l’Organo, on passe d’une information intra protéique à une organisation : il semble bien que toutes les infos structurent l’organisme pour l’adapter aux conditions de vie.
Il est alors possible de constater l’évolution actuelle de l’organisation humaine qui se tourne vers le matérialisme, le calcul. Et « l’organisation » mafieuse n’est qu’un aspect de la tournure des choses de la vie.
Les organes impliqués comme des instruments du matérialisme ambiant sont les organes des rythmes (Myocarde), les organes des concentrations (Rein-Vessie) et les organes de confrontation à la réalité extérieure (Intestin, Peau).
Organiser rend apte à la vie, mais cette vie est trop organisée !
Rappel d’étymologie :
Pour éviter que l’ensemble des organes soit appelé organisation, ce nom est éliminé pour être remplacé par organisme : cette translation semble avoir permis de séparer plus facilement le psychisme du somatique.
La désomatisation par l’Organo est donc prescrite pour tenter de supprimer l’organicité, mais qui peut imaginer que cela ne se passe que dans le physique, alors que le psycho-affectif est directement impliqué.
Cette organicité peut s’expliquer comme une expression maladroite d’un conflit ressenti : toute prescription médicale qui fait l’impasse sur le ressenti affectif entraînera une guérison décalée dans le temps, même si les remèdes d’urgence ont fait disparaître les symptômes initiaux.
Coordonnées :
Web : www.botanique-medicale.com
e.mail : pmsa@neuf;fr
Tél : 04 75 52 23 72
Le
profil protéique du CEIA
Il y a
près de quarante ans, un groupe de médecins imagine d’étudier systématiquement
les variations des protéines du sang en fonction des maladies et de les mettre
en relation avec tous les remèdes répertoriés par la matière médicale :
plantes, minéraux et produits d’origine animale. L’hypothèse de départ étant
que « les protéines, libérées par les cellules dans la circulation
sanguine, véhiculent non seulement l’expression du code génétique mais
également des messages liés à leurs acquis et destinés aux autres cellules. Si
une cellule souffre ou subit un stress, la protéine portera ce message à
travers le corps à travers d’autres cellules chargées de réagir à la nouvelle
situation ».
Toutes
les données ont été stockées sur ordinateurs et organisées à l’aide d’un
logiciel informatique. Cela permet, à partir d’une analyse de sang, d’obtenir
le profil protéique d’un patient. Il ne s’agit pas de savoir si le sang du
patient est porteur d’une quantité anormale de telle ou telle substance.
« Un bilan CEIA affiche les réactions des protéines sanguines soumises à
une batterie de stress. L’image qui en résulte visualise la façon dont le sérum
du patient réagit aux tests. »
Ensuite,
il appartient au médecin prescripteur d’interpréter le bilan et de le mettre en
correspondance avec l’examen clinique.
CEIA :
Centre européen d’informatique et d’automation : www.ceia.com
Article
tiré de Alternative santé n° 354, avril 2008, page 33, dans :
« Médecine affective » Dr. Bernard Vial.